| Plantation
A quelle période
peut-on planter des plantsmycorhizés par la truffe ? [
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« À la sainte Catherine, tout
prend racine » dit le dicton ; la sainte Catherine tombe le 25 Novembre.
Une plantation d’automne est toujours préférable à
une plantation de printemps: Les arbres sont en repos végétatif
et la transplantation est meilleure. Les plants déjà installés
pendant l’hiver démarrent plus vite au printemps et souffrent
moins d’un manque d’eau ultérieur.
Exception faite pour le chêne vert : en situation gélive,
on préfèrera attendre la fin de l’hiver car cette
essence ne marque pas de véritable repos végétatif.
D’une manière générale, on évitera de
planter en période de fort gel et sur un sol mal ressuyé.
Quel est le nombre minimal
de plants qu’il faut planter pour avoir des truffes ? [
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Il n’y a pas réellement de quantité minimale
d’arbres à planter pour créer une truffière.
Néanmoins, si l’on veut augmenter les chances de succès,
il est bon d’installer une dizaine d’arbres qui reproduiront
un bosquet avec une ambiance mycélienne : les fructifications se
déclencheront d’autant mieux.
Comment puis-je faire pour savoir si mon terrain est
propice à la culture
de la truffe ? [ haut ]
D’abord déterminer si votre terrain est, ou non, calcaire
; il existe pour cela une méthode simple : c’est le test
à l’acide chlorhydrique ; préparez une solution composée
à moitié d’acide du commerce et moitié d’eau
; versez-en quelques gouttes sur le sol et si cela provoque une effervescence,
c’est que votre terrain est calcaire et doit en principe convenir.
Ensuite, une analyse de sol doit confirmer cette première approche
(cf. chapitre « Plantez »).
Est-ce qu’il faut apporter, à la plantation,
du terreau ou un autre fertilisant ? [
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Surtout pas ! Les terreaux du commerce sont en général
acides et porteurs de champignons pathogènes néfastes à
la truffe. Pour les fertilisants, il en va de même, à cause
du risque de brûler les systèmes racinaires ; de plus, on
ne cherche pas en trufficulture à faire pousser les plants trop
vite.S’il vous manque de la terre dans le trou de plantation, prenez-en
à côté dans la truffière !
Peut-on mélanger plusieurs essences d’arbres
mycorhizés par la truffe ? [ haut
]
On peut mélanger plusieurs essences d’arbres truffiers
mais en séparant les espèces (chênes entre eux, noisetiers
entre eux…). Il faut donc faire des blocs homogènes, en fonction
des exigences de terrain de chaque espèce (les chênes verts
dans la zone plus sèche et moins gélive, à l’inverse
des pubescents…).
Ce regroupement par espèce permet de traiter chacune d’elle
spécifiquement pour régler des problèmes de parasitisme
(par exemple : oïdium sur chênes pubescents).
Doit-on mettre une pierre plate au fond du trou pour
freiner le pivot du plant ? [ haut ]
Mettre une pierre plate au fond du trou
de plantation part d’une bonne intention puisque ce que l’on
recherche en trufficulture, c’est l’étalement du système
racinaire.
Mais cela provoque une gêne à l’enracinement du chêne
qui a un système racinaire pivotant. On a constaté, sur
le terrain, que le pivot contournait cette pierre plate pour replonger
plus loin ; cette pratique est donc inutile !
Culture
Peut-on utiliser un
désherbant chimique dès la 1ère année ? [
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Comme nous le recommandons dans notre chapitre
« Plantez », mieux vaut être écolo avec la truffe.
Un bon sarclage manuel au pied des arbres leur sera bien plus favorable
! Même si l’utilisation d’un désherbant de contact
peut rendre service lorsqu’on a une plantation importante et qu’on
s’est laissé dépasser par le temps.
Le paillage plastique ne nuit-il pas au champignon ?
[ haut ]
Nous avons de très belles références de production
sous paillage plastique, et, à priori, il n’y a pas de risque
à l’utiliser, au contraire : cela supprime le travail d’entretien
au pied des arbres puisque l’herbe ne pousse plus, et permet aussi
de limiter l’évaporation en été. Attention
toutefois en sol asphyxiant (utilisez plutôt des plastiques tressés)
et gare aux mulots qui aiment bien nicher dessous !
Doit-on tailler les plants la 1ère année
? [ haut ]
La taille ne doit intervenir qu’à la 2ème année
; elle consistera essentiellement à supprimer les rejets et à
dégager la base du tronc en ayant pour objectif de former un cône
renversé (voir chapitre «Cultivez »)
L’irrigation est-elle indispensable pour produire
de la truffe ? [ haut ]
Dans le chapitre « Cultivez », nous mettons l’accent
sur le fait que la truffe est un champignon à qui, comme pour tout
champignon, il faut certes de la chaleur, mais aussi de l’humidité.
« Un été sans pluie donne un hiver sans truffe »
; mais gare aux excès et n’oublions pas que Tuber melanosporum
est xérothermophile : elle aime la chaleur, mais elle résiste
mieux à la sècheresse qu’à l’excès
d’eau. Alors, prudence !
.
Peut on utiliser l’eau de la ville pour arroser
les truffiers ? [
haut ]
L’eau de la ville peut être utilisée pour arroser
les truffiers : c’est elle que nous utilisons pour l’élevage
de nos jeunes plants.
Attention quand même qu’elle ne sente pas le chlore à
plein nez !
Rien ne vaut malgré tout l’eau de source, de puits, ou la
pluie recueillie par ruissellement.
Est-ce que je dois tenir compte de la lune pour mes
interventions ? [ haut ]
C’est une question que l’on nous pose souvent lors
de la plantation et au moment des interventions importantes en trufficulture,
comme la taille ou le travail du sol.
Effectivement, nous savons que la lune a une influence sur les végétaux
et les êtres vivants en général. Les « anciens
», fins observateurs de la nature, en parleraient mieux que nous.
Alors, respectons le cycle de la lune quand on le connaît. Mais,
pour nous, la meilleure règle est de réaliser les interventions
dans les meilleures conditions possibles, à commencer par planter
sur sol bien préparé, ressuyé et non gelé,
et en temps utile.
Récolte
A partir de combien
d’années peut-on espérer avoir les premières
truffes ? [ haut ]
C’est très variable…Si tous les atouts ont été
réunis (terrain, précédent cultural, plant mycorhizé,
entretien cultural, micro aspersion….), vous devriez commencer à
produire dès la 7ème ou 8ème année et quelquefois
plus tôt avec le noisetier et le chêne vert (5 ou 6 ans).
Quel est le rendement que je peux espérer dans
ma truffière ? [ haut ]
En matière de rendement, nous préférons
être prudents et éviter les miroirs aux alouettes. Il n’y
a rien de certain dans ce domaine des champignons souterrains, contrairement
aux productions fruitières par exemple…Le terrain et les
conditions météo de l’année sont là
pour déterminer pas mal de choses ! Il y aura toujours des années
avec et des années sans…Mais c’est vrai que la truffe,
ça peut rapporter gros ! , un complément, pour la retraite…
Pour vous donner des chiffres, sur terrains maigres, on peut tabler sur
5 à 10 kilos par hectare, et, sur terrains fertiles, entre 20 et
30 kilos, voire plus, nous a-t-on souvent signalé !
Faut-il avoir obligatoirement un chien pour récolter
des truffes ? [ haut ]
Il existe d’autres moyens que le chien pour récolter
la truffe. Nous les présentons dans le chapitre «
Récoltez » de notre site. Mais le chien reste le moyen
le plus pratique, le plus sûr et le plus efficace pour caver. Ce
n‘est pas très difficile de dresser un chien soi-même
; nous vous conseillerons pour cela !
Le brûlé est-il annonciateur de la truffe
? [ haut ]
L’histoire du brûlé est assez mystérieuse…Cette
disparition de toute végétation au pied des arbres serait
due à l’activité du champignon qui créerait
dans le sol un déficit hydrique important et aurait en même
temps une action herbicide. Les chercheurs n’ont jamais pu isoler
de molécules herbicides pour s’en servir comme désherbant….
Ce brûlé est pratiquement toujours annonciateur de la truffe
; n’en doutons pas, dès lors que le plant a été
mycorhizé et que rien n’est venu contrarier sa mycorhization
d’origine ; en général, il apparaît 2 à
3 ans avant l’entrée en production et cela réconforte
le planteur (et le pépiniériste !). Alors, un peu de patience,
la récolte est proche…
Mais il peut exister des brûlés sans truffe, parce qu’il
n’y a pas que la truffe qui donne naissance à un brûlé
; d’autres champignons peuvent le faire ; on parle de brûlé
stérile ! Sauf si des brûlés de truffes ne fructifient
pas pour des raisons d’ordre technique ou climatique !
Ajoutons à cela que la présence et l’importance du
brûlé dépend aussi du terrain et de l’essence
d’arbre. Par exemple, les brûlés seront en général
plus marqués sur terrain pauvre et peu profond, et visibles plus
rapidement sur noisetier et sur chêne vert….
Il est enfin possible, mais extrêmement rare, que l’entrée
en production ne soit pas précédée de l’apparition
du brûlé… et personne n’a d’explication.
Généralités
Est-ce que vos semences
proviennent d’arbres producteurs ? [
haut ]
Oui, et nous y sommes d’autant plus attentifs qu’elles
sont plus faciles à mycorhizer que les semences tout-venant. Il
n’y a pas de transmission génétique, mais les plantules
issues de semences d’arbres truffiers, développent un chevelu
racinaire plus dense et donc plus réceptif à la truffe.
Il faut aussi que les plantules supportent le calcaire. Et une fois mycorhizées,
elles donneront des plants qui retourneront dans leur site d’origine,
parce que nous en avons établi la traçabilité.
D’où proviennent les truffes que vous utilisez
pour mycorhizer vos plants ? [ haut
]
Comme pour les semences, notre souci de traçabilité
nous impose de repérer tous les sites de récolte et toutes
les origines. Il n’est pas question que nous achetions nos truffes
n’importe où, avec le risque d’avoir d’autres
truffes que la mélano ; nous nous approvisionnons chez des particuliers,
souvent chez nos clients, qui produisent ou récoltent sur leurs
propres plantations ou sur des sites naturels tout proches, en faisant
correspondre les origines géographiques des truffes et des semences
qui seront réexpédiées après la mycorhization
dans leur région d’origine.
Est-ce que vous vendez des plants de plus de 2 ans ?
[ haut ]
Nous nous l’interdisons.
D’une part, parce que nous trouvons que techniquement, cela n’est
pas raisonnable : la reprise d’un plant trop développé
est moins bonne et le choc de transplantation peut perturber sa mycorhization.
; les petits plants de 1 an, bien trapus, reprennent mieux, surtout en
terrain peu profond.
D’autre part, on ne va pas vraiment gagner du temps en plantant
des plants de 2 ans, même s’il est vrai qu’ils ont au
départ une vigueur plus importante.
Est-ce que vous vendez des plants clonés ? [
haut ]
Les plants que nous produisons actuellement sont issus de semis.
Il est vrai que ce matériel végétal est hétérogène
; comme dans la nature humaine, on va trouver des petits ,des grands,
des costauds, des sensibles à certaines maladies, etc ; mais la
sélection massale que nous pratiquons rend les lots d’arbres
très homogènes.
Et au moins, on a l’expérience de ce matériel végétal
et on sait que cela marche ! Avec les clônes (plants issus de multiplication
végétative), on n’est sûr de rien !
Certes, on obtiendra un matériel végétal très
homogène, avec des clônes qui pourraient être plus
résistants à certaines maladies ou au gel, par exemple…mais
encore faudra-t-il choisir les bons clônes et en mettre plusieurs
! Peut-être augmentera t-on le pourcentage d’arbres producteurs,
mais si on se trompe on risque d’avoir des résultats catastrophiques.
Et le champignon associé ? Il faudrait le clôner lui aussi
! Et le terrain ? Pareil !
Non, nous ne voulons pas faire prendre un risque de cette taille à
notre clientèle parce que ce matériel végétal
en est encore, et pour de longues années, au stade expérimental.
Laissons faire les chercheurs et les techniciens dont c’est le travail
et attendons les résultats même si en trufficulture, c’est
long !
Est-ce que vos plants
sont contrôlés un par un ? [
haut ]
Non, c’est impossible ! Parce que le contrôle est destructif
: un plant ne peut-être contrôlé efficacement que si
son système racinaire est mis à nu et examiné en
détail au microscope.
Les prélèvements sont réalisés par sondage
dans des lots homogènes et traçables, constitués
en fonction de leur origine géographique et fongique, de leur taille,
de leur vitesse de croissance, de la date à laquelle ils ont été
inoculés, afin que le prélèvement de 1 à 5
% par lot soit représentatif de l’ensemble du lot.
Pour qu’un lot de plants soit agréé par l’INRA,
il faut qu’il soit bien mycorhizé, quantitativement et qualitativement,
par la Tuber en question, en l’absence de tout autre champignon.
Est-ce que je peux
vous acheter 1 plant ? [ haut ]
Bien sûr, vous pouvez nous acheter 1 seul plant ! Mais nous
avons vu auparavant que, pour augmenter vos chances de réussite,
c’était mieux d’en planter plusieurs ; notre tarif
est dégressif en conséquence !
Est-ce que vous vous
déplacez sur le terrain pour me conseiller avant la plantation
et ensuite pour l’entretien ? Est-ce payant ? [
haut ]
Nous assurons sur le terrain tous les conseils avant et après
plantation ; nous nous en faisons un devoir dès lors que vous nous
faites confiance. Car c’est encore sur le terrain que nous appréhenderons
le mieux tous les éléments techniques déterminants
pour la réussite de votre projet. Sachez aussi que nous avons dans
chaque département truffier des points relais qui peuvent intervenir
à notre place selon l’urgence, et ceci en collaboration,
au besoin, avec le technicien truffe de votre syndicat régional
de trufficulteurs.
Notre service avant vente et après vente est bien entendu gratuit.
Est-ce que vous garantissez
la reprise de vos plants ? [ haut ]
C’est la mycorhization de nos plants que nous garantissons.
En ce qui concerne la reprise, nous nous déplaçons sur le
terrain dès qu’une perte anormale de plants nous est signalée
; sur place, nous faisons en sorte d’être honnêtes en
préservant les intérêts de chacun ; si tout a été
fait dans les règles et qu’aucune cause de mortalité
imputable au trufficulteur n’apparaît, le geste commercial
nécessaire sera fait. Nos clients sont là pour en témoigner.
Nous traitons chaque problème au cas par cas.
Nous estimons que les pertes sont anormales au-delà de 3 % sur
les chênes pubescents et au-delà de 5 % sur les chênes
verts.
Bref, nous préférons la garantie par la bonne foi plutôt
que la garantie contractuelle, les clauses du contrat faisant en général
naître plus de problèmes et de malentendus que de solutions.
Est-ce que vous garantissez
que les plants vont produire ? [ haut
]
Qu’il n’y ait pas confusion : nous ne garantissons
pas nos plants «producteurs de truffes», mais mycorhizés
par la truffe !
La partie technique développée sur notre site vous indique
les gestes qui sont essentiels à la réussite à partir
de nos plants.
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