Actualités – mars 2019

Le cap des 3 millions et demi de plants expédiés vient d’être franchi à Agri-Truffe !

Alors que la deuxième partie de la saison de plantation 2018/2019 bat son plein, une saison de récole de truffes s’achève, et les marchés ferment les uns après les autres.

Le moment est venu pour nos clients de nous faire part de leurs résultats, et les bonnes nouvelles s’enchaînent les unes après les autres. Nous nous en réjouissons toujours, parce que « leur réussite est aussi la nôtre », que ce soit dans la fourniture des plants de qualité, en végétation et en mycorhization, que dans l’accompagnement de leur plantation sur le terrain.

Mais il y a aussi des déceptions, car on le sait, le plant mycorhizé n’est qu’un des éléments de la réussite. Il faut surtout « Planter sans se planter », se plaît-on à dire à ceux qui s’adressent à nous : En premier lieu, trouver le bon terrain (analyse de sol, précédent cultural, environnement écologique …). Puis sélectionner l’itinéraire technique le mieux approprié (travail du sol, arrosage, taille…). Mais même avec tous ces atouts, on se doit de rester modeste : Dame Nature gère ! Elle influera sur l’évolution de la plantation, les récoltes, et c’est pour cela qu’il y aura toujours des hauts et des bas en matière de résultat. Le tout est d’aider la nature à bon escient, afin qu’elle nous le rende bien ! Et ce n’est pas toujours simple avec ce précieux champignon souterrain, surtout en matière d’arrosage (voir actualités précédentes).

Alors, quand on nous dit que nous vendons du rêve, nous rétorquons que non ! : C’est bien une réalité que d’avoir des truffes à partir de nos plants mycorhizés. Nous n’avancerons jamais bien sûr des dates d’entrée en production ni des chiffres de rendement, cette culture n’étant pas aussi mathématique que dans d’autres domaines, comme pour les arbres fruitiers, par exemple.

Alors, nous fait-on remarquer, avec tant de plants mycorhizés vendus, pourquoi n’arrive-t-on pas à retrouver des niveaux de production d’antan ? et au moins de pouvoir satisfaire la demande nationale, sans être obligé d’en importer de nos pays voisins, cela pourrait laisser penser que vos plants ne produisent pas assez !

Ce coup-ci, les professionnels volent à notre secours et répliquent : Heureusement qu’il y a les plants mycorhizés ! qu’il s’en est planté et qu’il s’en plante encore ! : C’est la disparition des sites naturels qui sont la cause de ce déficit ! : Pour preuve, on ne trouve guère sur les marchés que des truffes de plantation ! Sans les plants mycorhizés, la truffe aurait presque totalement disparue !

L’excellent ouvrage « Truffe et trufficulture » (de Pierre Sourzat, Jean Marc Olivier, Jean Charles Savignac) récemment paru aux Editions FANLAC, retrace tous les faits historiques de ce déclin, en mettant en avant le sauvetage grâce aux plants mycorhizés, leur évolution et leur accompagnement sur le terrain.

Et ce succès, il faut le reconnaître, n’aurait pas été possible sans le soutien de l’ensemble de la filière truffe, à commencer par la Fédération Française des Trufficulteurs : Coup de chapeau à ceux qui y œuvrent sur le terrain, dans les groupements locaux, sous l’égide des techniciens conseils dans les chambres d’agriculture notamment. C’est grâce à eux que nous avons pu mettre en place des partenariats en développant les « plants à la carte », produits avec des origines locales repérées, provenant de terroirs trufficoles dans chaque région, et réservés aux membres des Associations de trufficulteurs.

Voilà une belle réponse à ceux qui prônent des plants d’origine non contrôlée, parfois venant de pays voisins, certes à des prix plus bas, mais qui à la longue, risquent de devenir les plus chers !

Alors, en route vers le 4ème Millionième plant mycorhizé, produit par Agri-Truffe, toujours selon le procédé, sous licence et sous contrôle INRA.