Cultivez

Le mode de trufficulture dépend du terrain, du climat, de la possibilité d’arroser, ainsi que du profil du planteur et de sa présence, permanente ou occasionnelle.  Les différentes tâches seront le travail du sol, la taille, l’irrigation, et le réensemencement (si nécessaire).

Le travail du sol

Tout va dépendre en fait du terrain : le sol de la truffière doit être aéré. C’est une condition indispensable à la réussite de la culture. Si le sol est compact (cas des sols argileux), il y a bien peu de chances d’observer une production de truffes.

Le travail du sol est réalisé à l’aide d’un cultivateur, très superficiellement, entre 5 et 10 cm de profondeur. On dit même qu’il faudrait le passer toujours dans le même sens pour éviter de briser les racines. Il est bon aussi de s’éloigner progressivement de l’arbre afin de ne pas perturber les mycorhizes en début d’activité. C’est la profondeur de travail du sol qui détermine le niveau des systèmes racinaires et donc des futures truffes (ni trop profond, ni pas assez !).

En fonction du type de sol, il est aussi possible de ne pas travailler le sol du tout, mais attention ; pas question de refaire marche arrière et de changer sa façon de travailler d’une année sur l’autre. Tout serait perdu !

La taille

Elle intervient dès la 2ème année en février / mars (après les dernières gelées, avant le débourrement). Elle permet à l’arbre d’avoir un feuillage aéré et un port le plus étalé possible : compte tenu de la corrélation entre le système aérien et le système souterrain ; nous recherchons, en trufficulture, l’étalement du système racinaire. Quant à la truffe, elle a besoin d’un milieu dégagé et ensoleillé : on parle d’un milieu « ouvert » ; on éliminera toute végétation excessive au pied des arbres, notamment les drageons. C’est la taille dite en « cône renversé ».

L'irrigation

Nous parlerons ici de micro-aspersion. Il s’agit de maintenir une certaine fraîcheur dans le sol pour aider la prolifération du mycélium et maintenir en activité les radicelles mycorhizées, voire la formation des premières truffettes au début de l’été. Le mycélium de Tuber melanosporum est très résistant à la sécheresse. Heureusement pour la pérennité des sites naturels ou des parcelles sans arrosage, un excès d’eau est plus néfaste qu’un manque. Il est préférable de mettre en place des mini-asperseurs qui arrosent toute la surface occupée par le système racinaire sans provoquer de tassement du sol. L’irrigation doit être gérée en fonction du type de sol de la truffière et du déficit hydrique. (voir fiche technique)

La gestion du sol

Agri-Truffe cherche constamment l’innovation en matière de trufficulture.

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Récoltez

C’est le fruit de vos efforts. Suivez nos conseils pour caver vos truffes de la meilleure des manières.